L'Hôtellerie Restauration No 3844

L’Hôtellerie Restauration • Avril 2025 LES TEMPS FORTS DU MOIS 12 Congrès de l’Aflyht : la RSE au cœur des débats SAINT-MALO Le 31e congrès de l’Aflyht s’est tenu du 19 au 21 mars. L’occasion d’aborder la façon de sensibiliser élèves et enseignants à la RSE. Le tout en présence de Nathalie Delattre, ministre déléguée en charge du Tourisme. Près de 200 représentants du corps enseignant, issus de plus d’une centaine d’établissements, se sont retrouvés lors du 31e congrès de l’Association française des lycées d’hôtellerie et de tourisme (Aflyht), organisé du 19 au 21 mars à SaintMalo (Ille-et-Vilaine). Ateliers, tables rondes et conférences ont rythmé ces trois jours sur le thème de la RSE. Tous experts du durable et de la protection de l’environnement, “les intervenants ont partagé leurs connaissances et éveillé les consciences”, explique Christophe Joublin, président de l’Aflyht. À commencer par Nathalie Kerhoas, présidente de BleuBlanc-Cœur, association engagée dans une démarche agricole et durable. Citons aussi Elisabeth Vallet, directrice d’Ethic Ocean, l’océanographe et biologiste Philippe Cury ou encore le chef Olivier Roellinger. Même si la modernisation des référentiels professionnels va dans le bon sens, comme l’a rappelé Michel Lugnier, inspecteur général de l’Éducation nationale, la prise en compte de certaines situations est parfois tardive du côté des acteurs de la restauration. Car “faire du local”, c’est bien, mais “penser raisonné”, c’est mieux. “Revaloriser tout ce qui peut l’être” Le gaspillage alimentaire était au programme des sujets abordés. Une problématique qui concerne aussi bien les jeunes que leurs professeurs de cuisine et les professionnels de la restauration. Chaque année, un Français jette 58kg de déchets alimentaires, dont 24kg de nourriture encore comestible, selon le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. “Nous travaillons sur ce thème depuis longtemps”, reconnaît Christophe Joublin. Le président de l’Aflyht cite notamment les performances des poubelles connectées, celles des outils capables de générer moins de déchets, sans oublier le travail des produits alimentaires dans leur intégralité. “Nous devons sensibiliser les jeunes à tout cela, ajoute-t-il. Devenir cuisinier aujourd’hui, c’est savoir acheter en juste quantité et revaloriser tout ce qui peut l’être.” Baisse des entrées en bac pro cuisine et restauration Nathalie Delattre, ministre déléguée en charge du Tourisme, et Thierry Marx, président de l’Umih, ont également parlé de l’attractivité de la filière des métiers de l’hospitalité. “Nous recensons toujours 200000 emplois à pourvoir dans l’hôtellerie et la restauration”, souligne Christophe Joublin. Il plaide pour “une revalorisation des métiers de ce secteur, tout en prenant en compte les attentes des jeunes”. Michel Lugnier a alerté sur la baisse des effectifs en bac pro cuisine et restauration, aussi bien dans la formation initiale que dans l’apprentissage. “Nous assistons à une diminution des effectifs à former, mais à une augmentation du nombre d’établissements de formation qui ouvrent dans le privé”, déplore Christophe Joublin. À l’issue de ces trois journées d’échanges et de retours d’expériences, Christophe Joublin aimerait que certaines conversations se poursuivent ailleurs, plus longuement. En particulier avec Thierry Marx. Le message du président de l’Aflyht au patron de l’Umih : “Sollicitez-nous pour avancer et trouver des solutions ensemble.” Une main tendue pour œuvrer de concert d’ici au prochain congrès de l’Aflyht. Celui-ci est d’ores et déjà prévu du 25 au 27 mars 2026, au Havre (Seine-Maritime). “Nous assistons à une diminution des e ectifs à former, mais à une augmentation du nombre d’établissements de formation qui ouvrent dans le privé”, constate Christophe Joublin, président de l’Aflyht. © DR

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