L'Hôtellerie Restauration No 3844

À Nice, la street food italienne dynamise la croissance de la restauration rapide Alors que la restauration rapide gagne du terrain en France, Nice ne fait pas exception et profite de la tendance. Selon une étude réalisée par Speak Snacking en partenariat avec Strateg’eat, la restauration rapide représente désormais 38% du chiffre d’affaires global du secteur, avec une progression notable de 11,2% depuis 2022. Dans ce contexte, la cuisine de rue italienne séduit une clientèle variée en quête de saveurs authentiques et accessibles. La ville de Nice s’est imposée comme un terrain idéal. “La proximité avec l’Italie facilite l’approvisionnement en produits frais”, explique Roxanne Lesage, responsable communication de La Piadineria France. Cette enseigne emblématique de la piadina (une galette de froment garnie, originaire de Romagne) en Italie avec 400 points de vente, y a ouvert son premier établissement en France en 2017, au cœur du centre commercial Nicetoile. L’enseigne réalise 200 ventes par jour, avec un panier moyen entre 13 et 15€. Elle prévoit d’ouvrir une seconde adresse à Nice. Des entrepreneurs indépendants En marge des grandes enseignes, des entrepreneurs passionnés contribuent à enrichir l’offre locale. Roberto Mastroianni, créateur de MaPiada, a troqué sa carrière dans le marketing pour ouvrir son premier établissement dans le Vieux-Nice, en octobre dernier. Il mise sur une piadina artisanale, préparée avec des produits majoritairement sourcés en Italie. “Je souhaite partager la culture culinaire italienne mais aussi créer des synergies avec la culture locale niçoise”, confie-t-il. Avec un panier moyen de 9,5€, MaPiada aimerait se développer et ouvrir un food truck. Dans le quartier de Carabacel, Nuvoletta a vu le jour en juillet 2024 sous l’impulsion de Flavien Orofiamma. Pas moins de 100000€ d’investissement ont été nécessaires pour lancer le projet. Pizzaiolo de métier et italien d’origine, le fondateur a profité de l’engouement pour la street food pour proposer des focaccias maison garnies de produits AOP. Avec un panier moyen compris entre 10,90€ et 12,90€, Nuvoletta séduit les professionnels du quartier en quête d’une pause saine et savoureuse. L’objectif de la jeune enseigne est de séduire 50 clients par jour et d’ouvrir d’autres restaurants. La réussite de ces concepts repose sur leur capacité à mêler savoir-faire et attentes actuelles. C’est le cas de Caffé Orso, fondé par Laura Pacchioni. Un CAP pâtisserie, 200000€ d’investissement (dont 80000€ de travaux) lui ont été nécessaires pour ouvrir les portes de son coffee-shop il y a un an. Les focaccias, réinventées en sandwichs pour le déjeuner, une belle sélection de pâtisseries et un bar à panettones séduisent une clientèle en quête de produits faits maison. Le panier moyen est à 10,90€. Enfin, la street food italienne est aussi le parti pris des grands chefs à l’instar de Mauro Colagreco, qui a su tirer profit de l’implantation de sa boulangerie artisanale Mitron Bakery, installée sur le cours Saleya. Le chef du Mirazur y propose du snaking salé comme les focaccias mais aussi les sandwichs ciabatta à emporter, en misant sur des recettes artisanales et des matières premières d’exception. L’Hôtellerie Restauration • Avril 2025 SNACKING 58 La Cité des anges développe une street food aux accents transalpins, portée par les ambitions des grandes enseignes et des entrepreneurs locaux. La foccacia, un plat emblématique de la street food italienne. MaPiada s’est spécialisée dans les piadine garnies d’ingrédients AOP. © MaPiada © Anne Lombardo

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