“Je suis impressionnée par la mémoire des candidats, qui n’ont eu que trois mois pour préparer le concours. Nous avons vu, en finale, quatre jeunes femmes inspirantes, passionnantes, qui maîtrisent leur sujet, chacune à leur façon. Aucune n’était dans la compétition. C’est remarquable.” La cheffe étoilée Nadia Sammut, marraine de la 31e édition du concours du Jeune professionnel du café organisé par Malongo a tenu à témoigner du professionnalisme et la créativité dont on fait preuve les participants. Un concours qui existe depuis plus de trente ans, et qui a permis à plus de 30 000 élèves d’être formés. “Ce concours m'énergise, me revigore, on prend de la force pour continuer quand on voit cette passion et ce plaisir”, s'est exprimée Clémentine Alzial, directrice générale de Malongo.
Manu Demets, le jury technique, s’est dit impressionné par la qualité des prestations : “Le niveau est élevé quand on regarde la sophistication et la complexité des boissons proposées. Les finalistes ont su donner envie de goûter à leurs propositions. Le café a été mis à l’honneur grâce à leur choix de produits. Ils sont tous fait preuve d’une créativité étonnante.“ Clémentine Llompart, championne de France cuptasting 2021 et Brice Robin, double champion de France barista en 2023 et 2024, étaient présents pendant les deux jours du concours pour accompagner les jeunes participants. “C’est un très haut niveau, ils ont acquis un nouveau de compétences bluffant en si peu de temps”, selon Clémentine Llompart. “Il y a une vraie personnalisation des boissons signatures, un vrai thème derrière chaque proposition, ce n’est pas juste un assemblage de produit”, s’est réjoui Brice Robin.
Cocktail signature au café
Le concours s’est déroulé pendant deux jours, les 2 et 3 avril, au lycée Paul Augier de Nice (Alpes-Maritimes). 23 candidats, issus de 17 écoles hôtelières, se sont ainsi affrontés pour cette finale nationale. Un événement qui a permis aux candidats issus des sections CAP/bac et BTS de montrer leur expertise sur la confection d’un expresso, d’un cappuccino, et leurs connaissances sur la méthode du slow coffee (café filtre ou infusion à froid) ainsi que la présentation et la confection d’une boisson signature. Quatre participantes ont été récompensées la première journée, avec un podium exclusivement féminin : Anaïs Marbaix, du lycée hôtelier de Metz et Maia Chatain, du lycée hôtelier de Grenoble pour le niveau BAC et Louise Quesada, du lycée hôtelier de Talence et Jeanne Grueghe du lycée hôtelier de Chamalières pour la classe BTS se sont ainsi qualifiées pour la finale, qui se déroulait le 3 avril.
Au menu du deuxième jour d'épreuves : une mise en situation professionnelle. Présentation de la carte café élaborée pour l’événement et prise de commande, réponse aux questions du jury, présentation générale de la boisson signature, avant de passer à un argumentaire autour de cette boisson : explication et présentation de la recette, originalité et créativité de la préparation, mise en valeur du café et harmonie des saveurs, argumentaire autour du choix du café (les équipes Malongo avait imposé le choix entre deux cafés, un Myanmar Shan et un Colombien Coffee Cauca), descriptif gustatif. Tout était noté par les membres du jury dégustation.
Podium
Maia Chatain a remporté le concours en catégorie CAP/bac, notamment grâce à son cocktail Liberté, et c’est Jeanne Grueghe, pour la catégorie BTS, qui s’est imposée. “Jeanne Grueghe a réalisé une proposition très sophistiquée, complexe, intéressante, interpelante”, a témoigné Manu Demets. Les deux gagnantes ont témoigné sur le soutien sais faille de leur professeure. Participer à ce concours leur a permis de “sortir de leur zone de confort, de s’exprimer, de grandir”, a témoigné Maia Chatain.
“C’est très positif pour la suite pour le milieu du café en France qui est en train d’exploser. Ça redort le savoir-faire français. On peut également se féliciter de la présence d’un inspecter de l’éducation nationale à ce concours et que des maisons comme Malongo mette à l’honneur le café à travers des concours jeunes“, explique Brice Robin.

Publié par Romy CARRERE